Même si je n’écris pas très régulièrement sur ce blog, même si je ne prends plus le temps d’écrire autant que je le voudrais, je ne pouvais pas rester insensible quand nos coureurs meurent et que
d’autres sports sont aussi touchés. Aujourd’hui est un jour maudit pour le sport. Après le suscite de VDB qui n’arrivait pas à refaire surface avec ses problèmes personnels et professionnels,
après le suicide de De Faw samedi, qui déprimé depuis qu’il avait accidentellement fait chuter Isaac Galvez, qui était décédé sur la piste des suites
de ses blessures, aujourd’hui est un nouveau jour noir pour le sport. En effet le motard dunkerquois Timoteï Potisek, 25 ans, est mort des suites d'un accident subit à l'entraînement et le
footballeur allemand, gardien de but de la Nationalmannschaft, Robert Enke, 32 ans, se serait suicidé en jetant sa voiture à un passage à niveau.
Je reprends donc de nouveau la parole sur ce bloc pour leur rendre un dernier hommage, et pour rappeler à tout le monde que malgré les critiques que l’on peut leur faire, malgré les problèmes de
dopages qui existent encore, ces sportif restent des hommes comme les autres, avec leurs problèmes et ces suicides et cet accident sont là pour nous le rappeler. Merci messieurs de nous avoir
fait vibrer j’espère que vous trouverez le repos que vous méritez.
Le tour de l’avenir s’est terminé en laissant un sentiment de jeunesse et d’espoir. La jeunesse et le talent de tous les
coureurs qui ont fini l’épreuve et qui peupleront bientôt les pelotons professionnels et l’espoir d’avoir un français capable de gagner un jour le tour de France. Ce mini tour pour les espoirs a
toujours révélé au monde les futures stars du peloton de demain. Et même si ce n’est pas forcément ceux qui le gagnent qui sont au plus haut du classement, il faut bien avouer que gagner
l’épreuve est un signe de talents qui peut, s’il est bien développé par la suite, devenir un véritable potentiel. Et cette année c’est un français qui a remporté la course, un français du nom de
Romain Sicard. Ce nom est à retenir, car il a montré pendant l’épreuve qu’il était un coureur complet résolument tourné vers l’attaque. Retour sur la course :
1ère étape : les bleu ouvrent le bal et se montrent les plus forts. C’est au kilomètre 7 que l’échappé à pris forme.
Debusschere, joeaar, berard et sicard, déjà, ont pris la poudre d’escampette mais très rapidement berard et sicard lâchent les deux autres pour filler vers la victoire. A deux ils arrivent à
résister au peloton, sicard passe en tête des difficultés pour revêtir le maillot de meilleur grimpeur, berard rêve du premier maillot jaune. Les deux s’emploient à creuser un écart aussi
important que possible, ils garderont finalement 1’40 sur la ligne d’arrivée franchit en premier par berard.
2eme étape : encore un français victorieux. Cette étape s’est joué au sprint, en effet même si au kilomètre 20, vingt
coureurs se lancent dans une échappé, le peloton avale Desriac, dernier des échappés sorti du groupe de tête au kilomètres 99, sous la flamme rouge. Et au sprint c’est le français Paiani qui est
le plus fort.
3eme étape : nouvelle arrivée au sprint remporté par le slovène Kump après une course métrisée de bout en bout par
une équipe de France attentive.
4eme étape : alors que l’on attendait un sprint massif, c’est Vinther qui remporte l’étape en solitaire. Sorti en
contre du peloton à 17 km de l’arrivée avec Furdi et Stetina. Ils vont résister au retour du peloton avec un écart de 30‘’. Vinther attaque sous la flamme rouge et s’impose avec une poigné de
seconde sur Stetina.
5eme étape : ce fut chaut, c’est la phrase qui résume bien cette étape. En effet castroviejo a réussi a d’avance sur
le peloton. Bérard sauve son maillot jaune pour 1’’ d’avance seulement sur Sicard.
6eme étape : c’est l’étape reine de cette épreuve, et le moins que l’on puisse dire c’est que sicard a bien récupéré
de son échappé d’hier. Il fini deuxième au sommet de Gérardmer et s’empare du maillot jaune. La victoire revient à Kritskiy qui a réussi à résisté aux attaque du français dans la dernière
ascension. Ces deux là ont attaqué dès le début de la descente au kilomètre 137 et résistent dans la dernière ascension à un groupe de 10 coureurs qui pointent à 10’’.
7eme étape : l’équipe de France a contrôlé la course pour éviter que personne puisse se rapprocher au classement
général en vue du contre la montre du lendemain. Et c’est donc au sprint que se joue la victoire. Stauff s’impose et prend du même coup des points précieux pour le classement par points.
8eme étape : c’est l’épreuve chronométré, et même si le parcourt accidenté avantageait Romain Sicard, le russe
Kritskiy qui pointé le matin à 1’37 marche très bien dans l’exercice de l’effort solitaire. Mais c’est bien le français qui remporte l’étape. Kritskiy a chuté lourdement et perd sa place sur le
podium. C’est maintenant Van Garderen qui est deuxième avec 2’01 de retard.
9eme étape : Romain Sicard peut savourer, personne ne lui conteste son maillot de leader et c’est finalement Van
Winder qui remporte l’étape. Parti en contre avant le kilomètre 74 avec Keinath et Barton, il arrive a résister au retour du peloton et s’impose avec 18’’ d’avance sur Stauff qui remporte le
sprint du peloton. Sicard gagne donc l’épreuve même si celui-ci a reçu une pénalité de 2’ pour une « aide matérielle irrégulière d’un coureur d’une autre équipe ».
Finalement Sicard nous a montré l’étendu de son talent, capable de gagner à la foi en montagne et en contre là montre, il
s’est aussi faire la différence en descente et récupère bien des efforts et n’ésite pas à se porter à l’attaque. Attention cependant à ne pas lui mettre trop de pression. Sa nouvelle équipe
Euskaltel aura la lourde tache de le former au plus haut niveau. Un des autres noms à retenir et celui du russe Kritskiy qui grimpe très bien et un potentiel dans le contre la
montre supérieur à notre français. En attendant de les voir très vite sur la route du tour, nous pouvons déjà dire que leur avenir est l’un des plus radieux du peloton.
Alors que l’on voit nos stars et nos espoirs du foot partir de plus en plus vers les clubs étrangers, nos cyclistes n’hésitent pas à choisir une équipe française plutôt qu’une grosse écurie
étrangère. Mise à part la formation caisse d’épargne qui est une équipe franco-espagnole, les équipes pro tour étrangères qui peuvent se venter d’avoir un coureur français dans son effectif ne
sont pas légions. La quick step est l’une d’elle (et peut être la seule) avec nos deux français chavanel et pineau, l’équipe a fait passer un cap à notre meilleur coureur tricolore cette année.
Mais celui-ci est un bel exemple du malaise qu’il existe, en effet quand il a voulu quitter l’équipe qui l’a formé et qui l’a fait évolué au plus haut niveau, il était alors en contact avec
l’équipe à lance armstrong la phonak et bien d’autre aussi prestigieuse, pourtant il est resté en France dans l’équipe cofidis. Même si cette équipe est l’une des deux meilleures françaises avec
AG2R, ce n’est malheureusement pas ici qu’il a découvert une nouvelle façon d’aborder le cyclisme, une nouvelle façon de travailler. Tous ces nouveaux aspects, il les a découverts en Belgique.
Quel est donc le problème qui rend nos coureurs pro tour si patriotique ? la question est d’autant plus pertinente quand on regarde à l’échelon inférieur, il n’est pas rare de voir des
coureurs français dans une équipe continentale étrangère, il y en a même qui préfère passer dans une équipe continentale étrangère plutôt que dans une équipe pro tour française ou d’une autre
nationalité comme les frères feuillu. Ces deux là sont quand même très surprenants, les plus grosses équipes leur faisaient des yeux doux et ils préfèrent évoluer dans un échelon inférieur. C’est
une chose que l’on n’aurait jamais vue dans un autre sport.
Il y a un réel problème, nous avons l’impression que les coureurs français ont peur de tomber dans l’oublie s’ils partent à l’étranger, ou alors c’est le fantôme du dopage organisé qui plane
encore sur les équipes étrangères. Pourtant il ne faut pas oublié qu’il n’y a pas si longtemps les équipes françaises utilisaient elles aussi cette technique. Est-ce que les coureurs français
auraient peur de gagner trop d’argent ? Pourquoi un coureur tel que Dimitri champion refuse une offre de saxo bank ou d’astana ?
Ils pensent peut être que dans une équipe française ils seront leader alors que dans ces autres équipes ils ne seront qu’équipier et qu’ils ne pourront jouer leur carte personnelle que trop
rarement. Mais quand comprendront-ils que c’est justement en se battant pour faire sa place que l’on progresse et que l’on devient leader ? Ce n’est pas non plus en restant en France qu’ils
deviendront de grands coureurs. Nos techniques d’entrainement sont dépassé et nos dirigeants plus assez compétant pour former des coureurs avec un gros potentiel dans le haut niveau (dans le
monde espoir nous sommes encore très bon). L’argent manque pour investir dans du logiciel de point. Casar était un coureur qui aurait put faire une grande carrière s’il avait bougé de la
formation française des jeux. Il doit se contenter maintenant d’essayer de gagner des victoires d’étapes sur le tour de France alors que son potentiel était semblable à un coureur comme gerdemann
ou Lövkvist, et il aurait put gagner des courses comme paris-nice, le tour d’Allemagne, le Dauphiné libéré. La française des jeux enterre chaque année de plus en plus de talents. Di Grégorio,
s’il veut un jour évoluer dans sa carrière et passer un cap, devra partir à l’étranger et ne surtout pas rester dans cette équipe.
Finalement les équipes françaises pro tour doivent semblé plus accessible et plus facile à nos coureurs qui préfèrent vivre dans la facilité plutôt que de se battre pour faire leur place dans un
groupe bien fourni en star comme la saxo bank ou ils pourraient évoluer beaucoup plus vite à côté d’eux. Le gros problème de nos coureurs actuels est la peur de la difficulté.
Pourtant les exemples encore récents de Virenque et de Jalabert devraient les inciter à quitter l’hexagone. Le temps qu’il n’y aura pas un de nos coureurs qui comprendra cela, nous ne pourront
pas espérer retrouver un vainqueur potentiel du tour.
En pleine vuelta, nous pouvons nous demander comment ramener à ce tour l’image d’un monument du cyclisme. En effet, les frères Schlecks et d’autres dans le passé, nous ont rappelé que la
proximité de la vuelta avec les championnats du monde posé un problème à la course. Les stars quittent l’épreuve après avoir retrouvé la forme pour le maillot arc en ciel.
De nombreuses idées ont été évoquées pour relancer l’image du tour d’Espagne. La plus folle étant de réduire à deux semaines le temps de course, la vuelta ne serait plus alors un grand tour, mais
une course à étape de moyennes difficultés.
L’idée de déplacer la date de la course a été pensé par les dirigeants, mais ou faudrait-il la mettre ? en début de saison le climat empêcherait d’aller trop haut dans les montagnes. Au moi
de mai, il y a le giro et il ne faudrait pas créer un conflit entre deux grands tours qui pourrait finir par la mort de l’un d’eux. Les stars italiennes resteraient sur le giro, idem en Espagne
et les autres choisiraient la course qui leur semblerait la meilleur préparation pour le tour de France. Les deux courses en pâtiront. Déplacer la course en juin et en aout est impensable. Ceux
du giro et du tour n’enchaineront pas deux grands tours en deux mois. Déjà quand trois mois c’est dure … et en fin de saison le climat n’est plus aussi clément, de plus après les
championnats du monde, beaucoup arrêtent leur saison. Ce n’est donc pas la vuelta qu’il faut bouger mais les championnats du monde. Il faudrait allonger de deux ou trois semaines de plus l’écart
entre la fin du tour d’Espagne et le début de l’épreuve chronométré.
Mais le salut de la vuelta n’arrivera pas de cette façon. Il faut que le tour d’Espagne se modernise, qu’il attire les jeunes et les
journalistes sur l’épreuve. Pourquoi ne pas s’inspirer du foot ? Créer un genre de paris en ligne sur les vainqueurs des étapes pourrait faire arriver de l’argent et de nouveaux supporters.
Internet peut être un très bon moteur pour faire venir les jeunes. Avoirs des téléchargements gratuits de films ou de musiques à gagner en jouant avec des questions ou d’autres jeux inspiré de
l’histoire de la course, intéressent beaucoup les jeunes, mais pour cela il faut mettre une politique de communication performante en place pour les informer. De plus au départ de la course et au
moment des signatures, nous pourrions refaire ce que la NBA a fait, un véritable show à l’américaine avec des spots et pom pom girls. Le parcourt pourrait aussi changer, être plus attractif,
moins classique. Par exemple avec une étape le matin et une l’après midi. Cela réduira le kilométrage des étapes qui seront plus nerveuses mais pas la difficulté ni le spectacle. Nous pouvons
imaginer pourquoi pas deux arrivées en altitude dans la même journée.
Mais l’idée d’ouvrir la course à une équipe africaine pourrait être la plus intéressante. Dans ce sport désespérément blanc qui s’ouvre petit à petit aux asiatiques, l’Espagne pourrait s’attirer
un grand coup de projecteur en donnant une invitation à une équipe africaine. Mon rêve serait de voir un homme de couleur gagner à Paris, mais pourquoi ne pas commencer par Madrid ? De plus
leur fougue et leur tallent est une mine d’or pas encore exploité. On verrait fondre sur l’Espagne des recruteurs de pro team et des journalistes africains. La vuelta deviendrait alors une course
moderne, innovante et tourné sur l’avenir, qui offrirait au monde un spectacle haut en couleur (sans jeu de mot) car les africains ont une autre façon de courir que nous. Et voulant se faire
repérer, ils feront tout pour gagner des étapes. Une sélection des meilleurs coureurs africains serait envisageable pour créer l’équipe sélectionnée pour la vuelta.
La vuelta pourrait également être une course non plus individuelle mais collective ou comme dans une coupe de foot, les équipes les plus faibles sont éliminées à la fin des étapes. On aurait
alors une volonté collective de finir dans les premiers. La finale entre les deux dernières équipes pourrait se jouer lors d’un contre la montre par équipe. Cette idée est vraiment à creuser car
elle offrirait un spectacle différent que celui que l’on voit d’habitude. Elle provoquerait une sélection des coureurs dans chaque équipe très varié puisqu’il faudrait briller à la foie sur le
plat, en montagne et en contre là montre. La victoire d’étape pourrait rapporter plus de temps de bonification au vainqueur ce qui donnerait une volonté d’aller la chercher. Le classement
individuel importerait peut mais le classement par équipe serait à suivre de très prêt.
Finalement beaucoup d’idées sont possible pour faire revenir l’image d’un grand événement au tour d’Espagne. Mais seront-ils capable de les mettre en place ? De prendre le risque de changer
de concept ? L’aspect financier ne détruira t’il pas toutes la possibilité de changement ? En attendant la course continue.
C’est la fête en Espagne. En effet la vuelta est partie et le spectacle est au rendez vous. Les leçons de la course commencent à faire leur
apparition. Faisons vite un retour sur les principales.
Première révélation de ce tour, quand cavendish n’est pas là, il n’y a personne pour dominer le sprint. Colombia a bien réussi à remporter
trois étapes, mais avec deux coureurs différents ce qui montre bien que l’organisation de l’équipe n’est pas aussi bien rodé que sur le tour de France.
Deuxième leçon, cancélara est redevenu le grand, très grand, coureur de contre la montre. C’est le meilleur actuellement dans la discipline.
Oublié les déboires du début de saison ou il était passé complètement à côté de ses objectifs, spartacus à retrouvé sa vieille amie la victoire et ne la lâche plus. Le voilà en or sur la vuelta
après le jaune du tour. On se demande bien qui peut le battre sur son terrain, à par bien sur après trois semaines de tour comme lors de l’étape d’annecie sur le tour de France. David MILLARD n’a
plus le niveau qu’il avait avant sa suspension, rogers n’est plus que l’ombre de lui-même et l’actuel champion du monde de la discipline se demande encore comment il a fait pour gagner ce
maillot.
Troisième leçon, boonen n’est plus le sprinter qu’il a été. La star belge s’est peut être perdu entre certaines lignes blanches, ou alors il
s’intéresse plus aux classiques comme le tour des Flandres que les sprints massifs. Même en l’absence de cavendish, nous ne l’avons pas encore vue lors d’un sprint final. Peut être en gagnera
t’il une avant la fin de l’épreuve. Mais il est plus plausible que l’on ne revoit plus boonen lever plusieurs fois les bras lors d’un sprint de grand tour.
Quatrième leçon, cette vuelta est bien plus animé que le tour de France, et oui la victoire de cunégo montre que le spectacle n’attendra pas
la troisième semaine. De plus le suspense pour faire main basse sue la maillot or de leader est déjà d’actualité, evans le prends pour trois seconde à valverde, qui le récupère le lendemain pour
7 secondes. Même si on peut se demander pourquoi valverde tente encore une foi de prendre le maillot dès la première semaine, il faut reconnaitre qu’il a joué de tactique en attaquant dans la
dernière acensions ou il prend le maillot, en effet voyant certain leader en difficulté, il décide de faire exploser le groupe et lâche le pauvre sanchez qui perd de précieuses secondes au
général. Mais son équipe a-t-elle la capacité de prendre sur elle le poids de la course ? lors de a dernière vuelta, valverde avait déjà pris le maillot mais en tout début d’épreuves pour
finalement le perdre un peut plus tard. finalement les arrivée en altitudes donnent plus de spectacle que les parcours accidentés comme on en a put en voir sur le tour de france. Pourvue que ça
dure.
Mais cette vuelta est encore pour certain, une simple course d’entrainement pour les mondiaux et non un réel évènement, u monument du
cyclisme qu’il faut respecter. Les frères Schlecks ne se sont pas privés de rappeler à tout le monde que leur objectif principal n’est autre que le championnat du monde et que la vuelta n’a pas
le calibre du tour de France. Rien que pour cela, on peut se demander si la vuelta récupérera un jour une image de grand tour au même titre que le giro. Ne faut-il pas mieux changer la date du
début de cette course ? Si celle-ci était placé juste après le championnat du monde, les coureurs qui si engageront iront jusqu’au bout. Mais il est possible que la plus part finiront leur
saison sans même prendre part à la course, il faudrait donc allonger le temps qui sépare la fin de la vuelta avec le début des championnats.