Partager l'article ! L’ombre d’un grand tour.: En pleine vuelta, nous pouvons nous demander comment ramener à ce tour l’image d’un monument du cyclisme. En e ...
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En pleine vuelta, nous pouvons nous demander comment ramener à ce tour l’image d’un monument du cyclisme. En effet, les frères Schlecks et d’autres dans le passé, nous ont rappelé que la proximité de la vuelta avec les championnats du monde posé un problème à la course. Les stars quittent l’épreuve après avoir retrouvé la forme pour le maillot arc en ciel.
De nombreuses idées ont été évoquées pour relancer l’image du tour d’Espagne. La plus folle étant de réduire à deux semaines le temps de course, la vuelta ne serait plus alors un grand tour, mais une course à étape de moyennes difficultés.
L’idée de déplacer la date de la course a été pensé par les dirigeants, mais ou faudrait-il la mettre ? en début de saison le climat empêcherait d’aller trop haut dans les montagnes. Au moi de mai, il y a le giro et il ne faudrait pas créer un conflit entre deux grands tours qui pourrait finir par la mort de l’un d’eux. Les stars italiennes resteraient sur le giro, idem en Espagne et les autres choisiraient la course qui leur semblerait la meilleur préparation pour le tour de France. Les deux courses en pâtiront. Déplacer la course en juin et en aout est impensable. Ceux du giro et du tour n’enchaineront pas deux grands tours en deux mois. Déjà quand trois mois c’est dure … et en fin de saison le climat n’est plus aussi clément, de plus après les championnats du monde, beaucoup arrêtent leur saison. Ce n’est donc pas la vuelta qu’il faut bouger mais les championnats du monde. Il faudrait allonger de deux ou trois semaines de plus l’écart entre la fin du tour d’Espagne et le début de l’épreuve chronométré.
Mais le salut de la vuelta n’arrivera pas de cette façon. Il faut que le tour d’Espagne se modernise, qu’il attire les jeunes et les journalistes sur l’épreuve. Pourquoi ne pas s’inspirer du foot ? Créer un genre de paris en ligne sur les vainqueurs des étapes pourrait faire arriver de l’argent et de nouveaux supporters. Internet peut être un très bon moteur pour faire venir les jeunes. Avoirs des téléchargements gratuits de films ou de musiques à gagner en jouant avec des questions ou d’autres jeux inspiré de l’histoire de la course, intéressent beaucoup les jeunes, mais pour cela il faut mettre une politique de communication performante en place pour les informer. De plus au départ de la course et au moment des signatures, nous pourrions refaire ce que la NBA a fait, un véritable show à l’américaine avec des spots et pom pom girls. Le parcourt pourrait aussi changer, être plus attractif, moins classique. Par exemple avec une étape le matin et une l’après midi. Cela réduira le kilométrage des étapes qui seront plus nerveuses mais pas la difficulté ni le spectacle. Nous pouvons imaginer pourquoi pas deux arrivées en altitude dans la même journée.
Mais l’idée d’ouvrir la course à une équipe africaine pourrait être la plus intéressante. Dans ce sport désespérément blanc qui s’ouvre petit à petit aux asiatiques, l’Espagne pourrait s’attirer un grand coup de projecteur en donnant une invitation à une équipe africaine. Mon rêve serait de voir un homme de couleur gagner à Paris, mais pourquoi ne pas commencer par Madrid ? De plus leur fougue et leur tallent est une mine d’or pas encore exploité. On verrait fondre sur l’Espagne des recruteurs de pro team et des journalistes africains. La vuelta deviendrait alors une course moderne, innovante et tourné sur l’avenir, qui offrirait au monde un spectacle haut en couleur (sans jeu de mot) car les africains ont une autre façon de courir que nous. Et voulant se faire repérer, ils feront tout pour gagner des étapes. Une sélection des meilleurs coureurs africains serait envisageable pour créer l’équipe sélectionnée pour la vuelta.
La vuelta pourrait également être une course non plus individuelle mais collective ou comme dans une coupe de foot, les équipes les plus faibles sont éliminées à la fin des étapes. On aurait alors une volonté collective de finir dans les premiers. La finale entre les deux dernières équipes pourrait se jouer lors d’un contre la montre par équipe. Cette idée est vraiment à creuser car elle offrirait un spectacle différent que celui que l’on voit d’habitude. Elle provoquerait une sélection des coureurs dans chaque équipe très varié puisqu’il faudrait briller à la foie sur le plat, en montagne et en contre là montre. La victoire d’étape pourrait rapporter plus de temps de bonification au vainqueur ce qui donnerait une volonté d’aller la chercher. Le classement individuel importerait peut mais le classement par équipe serait à suivre de très prêt.
Finalement beaucoup d’idées sont possible pour faire revenir l’image d’un grand événement au tour d’Espagne. Mais seront-ils capable de les mettre en place ? De prendre le risque de changer de concept ? L’aspect financier ne détruira t’il pas toutes la possibilité de changement ? En attendant la course continue.
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