Partager l'article ! Les cyclistes français ne parlent-ils pas la langue de Shakespeare ?: Alors que l’on voit nos stars et nos espoirs du foot pa ...
| Mai 2012 | ||||||||||
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Alors que l’on voit nos stars et nos espoirs du foot partir de plus en plus vers les clubs étrangers, nos cyclistes n’hésitent pas à choisir une équipe française plutôt qu’une grosse écurie étrangère. Mise à part la formation caisse d’épargne qui est une équipe franco-espagnole, les équipes pro tour étrangères qui peuvent se venter d’avoir un coureur français dans son effectif ne sont pas légions. La quick step est l’une d’elle (et peut être la seule) avec nos deux français chavanel et pineau, l’équipe a fait passer un cap à notre meilleur coureur tricolore cette année.
Mais celui-ci est un bel exemple du malaise qu’il existe, en effet quand il a voulu quitter l’équipe qui l’a formé et qui l’a fait évolué au plus haut niveau, il était alors en contact avec l’équipe à lance armstrong la phonak et bien d’autre aussi prestigieuse, pourtant il est resté en France dans l’équipe cofidis. Même si cette équipe est l’une des deux meilleures françaises avec AG2R, ce n’est malheureusement pas ici qu’il a découvert une nouvelle façon d’aborder le cyclisme, une nouvelle façon de travailler. Tous ces nouveaux aspects, il les a découverts en Belgique.
Quel est donc le problème qui rend nos coureurs pro tour si patriotique ? la question est d’autant plus pertinente quand on regarde à l’échelon inférieur, il n’est pas rare de voir des coureurs français dans une équipe continentale étrangère, il y en a même qui préfère passer dans une équipe continentale étrangère plutôt que dans une équipe pro tour française ou d’une autre nationalité comme les frères feuillu. Ces deux là sont quand même très surprenants, les plus grosses équipes leur faisaient des yeux doux et ils préfèrent évoluer dans un échelon inférieur. C’est une chose que l’on n’aurait jamais vue dans un autre sport.
Il y a un réel problème, nous avons l’impression que les coureurs français ont peur de tomber dans l’oublie s’ils partent à l’étranger, ou alors c’est le fantôme du dopage organisé qui plane encore sur les équipes étrangères. Pourtant il ne faut pas oublié qu’il n’y a pas si longtemps les équipes françaises utilisaient elles aussi cette technique. Est-ce que les coureurs français auraient peur de gagner trop d’argent ? Pourquoi un coureur tel que Dimitri champion refuse une offre de saxo bank ou d’astana ?
Ils pensent peut être que dans une équipe française ils seront leader alors que dans ces autres équipes ils ne seront qu’équipier et qu’ils ne pourront jouer leur carte personnelle que trop rarement. Mais quand comprendront-ils que c’est justement en se battant pour faire sa place que l’on progresse et que l’on devient leader ? Ce n’est pas non plus en restant en France qu’ils deviendront de grands coureurs. Nos techniques d’entrainement sont dépassé et nos dirigeants plus assez compétant pour former des coureurs avec un gros potentiel dans le haut niveau (dans le monde espoir nous sommes encore très bon). L’argent manque pour investir dans du logiciel de point. Casar était un coureur qui aurait put faire une grande carrière s’il avait bougé de la formation française des jeux. Il doit se contenter maintenant d’essayer de gagner des victoires d’étapes sur le tour de France alors que son potentiel était semblable à un coureur comme gerdemann ou Lövkvist, et il aurait put gagner des courses comme paris-nice, le tour d’Allemagne, le Dauphiné libéré. La française des jeux enterre chaque année de plus en plus de talents. Di Grégorio, s’il veut un jour évoluer dans sa carrière et passer un cap, devra partir à l’étranger et ne surtout pas rester dans cette équipe.
Finalement les équipes françaises pro tour doivent semblé plus accessible et plus facile à nos coureurs qui préfèrent vivre dans la facilité plutôt que de se battre pour faire leur place dans un groupe bien fourni en star comme la saxo bank ou ils pourraient évoluer beaucoup plus vite à côté d’eux. Le gros problème de nos coureurs actuels est la peur de la difficulté. Pourtant les exemples encore récents de Virenque et de Jalabert devraient les inciter à quitter l’hexagone. Le temps qu’il n’y aura pas un de nos coureurs qui comprendra cela, nous ne pourront pas espérer retrouver un vainqueur potentiel du tour.